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  Sujet : Le rock et la french TV
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MessagePosté le: Mer Oct 29, 2014 2:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un site vraiment bien foutu qui fourmille d'infos et de documents à partir de scans de programmes TV d'époque, des extrais vidéos...

Franchement bien pour tout tout savoir sur l'histoire de la musique à la TV dans le monde.

Et un vrai régal pour les yeux de voir ou revoir tout ça. Mais aussi de rechercher quand et comment un programme, une séquence, un concert... a été diffusé à l'époque.

Voila ce que le gars raconte en préambule pour la France. J'ai un peu remis en forme tout ça parce que c'est pas très lisible dans l'état, faut bien l'avouer. Le tout illustré d'extraits de programmes TV piochés ici ou là parmi toutes les pages consacrées à chacune des émissions... et replacés tout de même en ordre chronologique.






L'ENCYCLOPEDIE DU ROCK EN VIDEO

Préambule:
Mes premiers émois rock datent de l'écoute du « child in time » de Deep Purple échappé par la fenêtre ouverte du voisin du dessus de mon cousin (ça c'est de la précision!). S'en suivit une longue hibernation forcée où faute d'argent de poche (et oui à 10 ou 11 ans les moyens octroyés par mes parents, ne me permettaient pas l'achat de ces galettes magiques) le rock devînt secondaire.
Mais le virus était là, somnolent, filigranaire prêt à me hanter délicieusement. Ce n'est qu'à la mid-seventies que je rechutais définitivement enchainant Deep Purple « in rock », « machine head », « fireball ». La machine était lancée, omniprésente, implacable délicieusement addictive.


22 janv 1964

La genèse:
La vision du Pink Floyd dans les ruines de Pompéi diffusée par l'ORTF fut mon premier souvenir télévisuel rock. Bien plus tard, après quelques concerts éparpillés et parcimonieux (moyens de locomotion, moyen financier et fort éloignement des grandes salles de concert dans ma bourgogne profonde) et avoir exploré vinyliquement de nombreux aspects du rock, hard, progressif, sudiste, blues entre autres, je fis enfin l'acquisition du Graal pour tout amateur frustré de souvenir rock télévisuel : un magnétoscope Philips hi-fi stéréo!

Je me rendis alors conquérant dans le temple de la culture musicale: la FNAC. Mais là consternation et frustration, pas de Genesis avec Peter Gabriel, pas de Santana période Abraxas à lotus et encore moins de Pat Travers ou de Frank Marino.


7 mai 1966

J'avais donc un magnifique Philips totalement neuf et rien pour abreuver ma soif de rock flamboyant. Je fis donc mes premières acquisition « hors boutique » avec le « rockpalast de Pat Travers » (sorti bien plus tard, nous parlons ici de décennies, en officielle) et ce concert au japon de Santana période Lotus.

Quelques « bootlegers » et surtout « traders » plus tard je savais que quasiment tout (ou presque) était trouvable à force de persévérance et de patience. C'est là que m'est venu l'idée de cette (tentative jamais exhaustive) encyclopédie du rock en vidéo axée principalement sur les 70s (en débordant sur les 60s et un peu les 80s).


6 nov 1966

Mes sources:
Si le net est, pour les émissions étrangères, une aide quasi indispensable. J'ai collecté énormément d'informations auprès de collectionneurs « traders », qui m'ont fait connaître jusqu'à l'existence même de ces Rockpalast, Sight & Sound, Soundstage et autres Young Music Show.

Pour la télévision française, en dehors de mes souvenirs, la consultation de vieux magazines tv ou musicaux et l'interrogation « succinte » de l'INA m'ont été d'une grande aide.


9 nov 1966

Un peu d'histoire: Le magnétoscope (source wikipédia)
L'apparition du premier magnétoscope (démonstration d'enregistrement) est attribué à la société MINCOM en 1951 aux états-unis. La firme RCA construisit et commercialisa ses premiers modèles en 1954. S'en suit en Angleterre le VERA présentait par la BBC.
Problème, ces premiers modèles consomment une quantité de bande astronomique. Et c'est la société Ampex en 1956 qui résout l'équation de la consommation excessive de bande en adoptant l'enregistrement transversale (et non plus longitudinale!) avec son VR 1000. En 1959, TOSHIBA créé le système d'enregistrement hélicoïdale. En 1964, PHILIPS perfectionne ce système en ajoutant une deuxième tête d'enregistrement.

1965 SONY propose les premiers modèles pour le grand public le CV-2000 (donc des enregistrements privés dès 1965!!!!)
1968 PHILIPS entre en jeux
1971 lancement du format U-MATIC
1975 SONY lance son format BETAMAX
1976 JVC lance son VHS et va mettre les autres formats de ses concurrents (VCR de PHILPS, BETAMAX de SONY) hors course et dominer le marché grand public

Pour la France le VCR de Philips sera mis sur le marché en 1975, le VHS de Jvc en 1978 et le BETAMAX de Sony en 1979. Donc, en théorie, même sans rediffusion dès 1965 les "collectionneurs" ont pu enregistrer les émissions sur la "pop" à la télévision. Dans la réalité pour la france (vcr philips 1975), par exemple, trouver des enregistrements de ce genre d'émission avant 1980 est quasi miraculeux. Les premiers possesseurs de magnétoscope se sont concentrés sur l'enregistrement des films!


16 avr 1967

La télévision et les autres sources:
Les films amateurs: le portapak de sony - le betamovie de Sony 1983
Ah! les films amateurs! Les films « courts », batterie déchargée, de faible durée, service d'ordre « plus ou moins délicat, souvent moins » qui invite (de façon souvent musclée) le gentil cinéaste à mettre un terme à son œuvre, ceux qui ne connaissent pas le zoom (ou l'on très largement surestimé) avec un résultat donnant dans le documentaire animalier sur les fourmis, mais filmé d'avion, ceux qui, souvent par crainte (justifiée), décident que leurs pieds méritent autant que le « rock band » d'apparaitre dans le film, ceux qui, emportés par leur enthousiasme se trémoussent (ou même chantonnent) au rythme de la musique! Que de grands moments!

Mais parfois (voir souvent) le travail est de qualité quasi documentaire!

Si depuis l'avènement du téléphone portable, les vidéos (de plus ou moins bonne qualité) fleurissent sur le gazon « youtubien « comme les boutons sur le visage d'un adolescent perturbé.
Il n'en a pas toujours été ainsi. Subsiste encore, quelquefois remasterisé, avec doublage son à partir d'une (ou plusieurs) source(s) audio, des films en super 8 muet (slide show) ou sonore. L'image manque très souvent de fluidité. C'est au début des années 80, après des prémices de Sony en 1967 (le portapak), que les premiers caméscopes grand public vont fleurir, et donc la filmographie « amateur » des groupes croitre.

Problème les premiers modèles sont pour culturistes! Donc, peu évidents à dissimuler, et ardus à manipuler. Après une cure d'amaigrissement progressive... Sur la fin 80 début 90, le film amateur va se démocratiser et avec le temps et surtout avec la miniaturisation du matériel se multiplier. La grande révolution va venir du téléphone portable, avec lequel tous le monde peut devenir cinéaste d'un soir.


26 avr 1967

Les « trésors » privés:
Si la contribution des mythiques shows tv est primordiale. Il ne faut pas perdre de vue que souvent les concerts diffusés ne sont que partiels, fruit d'un habile montage essayant d'extraire la quintessence du show délivré par le rock band. Et l'intégralité du set sommeille quelque part, à l'abri ? Comme preuve, près de nous, l'intégrale du Zappa à paris (140 minutes excusez du peu!) condenser en 30 minutes pour le « Chorus ». Ou alors, les différentes versions des « Rockpalast « diffusés avec des concerts croissants avec l'enchainement des diffusions. Ceci pour les émissions tv.

Comment ignorer les grands « amateurs, acteurs, contributeurs, historiens » collectionneurs de l'histoire du rock ?
Bill Graham, avec ses fantastiques archives savamment et parcimonieusement distillées! D' abord quelque Lynyrd Skynyrd au winterland circulant depuis des lustres, puis plus récemment les « Santana », « Jethro Tull », « Robin Trower » etc. Les archives de Bill Graham ont été rachetées par Bill Sagan en 2002 pour la somme de 5 millions de dollars. Une partie est visible sur le site"Volgang's Vault".


21 mai 1967

Claude Nobs, fondateur du légendaire festival de Montreux, a lui aussi bien des trésors enfuis. En 1973, il fonde "Montreux Sounds SA" et annonce maintenant pas moins de 4000 groupes et artistes différents et rien moins que 10.000 bandes de concert!!! Et avant 1973?? vu que Santana Montreux 1971 "Stop Pop" existe, on peut imaginer que les premiers enregistrements datent d'avant 1973 ?

Le regretté Freddy Hausser, avait semble t-il, lui aussi, quelques archives ayant servis à la constitution de ses « Juke Box » ? Don Kirshner avec ses formidables « rock concert » et « abc in concert » possèdait sans doute également des pépites inestimables. Ceux-ci ont été rachetés par "Andrew Solt" (qui avait déjà acquis les droits d'utilisation des "Ed Sullivan Show") qui se retrouve en possession de véritables trésors.


18 juin 1967

Quelques autres:
Bob Zagone a quant à lui, filmé longuement la scène du san francisco de l'ère psychédélique.
Bud Buschardt posséde les archives ayant servis à l'élaboration de show tv au texas de 1965 à 1978.

Donald Jackson a filmé et conservé de nombreuses archives de 1966 à 1982 sur des artistes aussi variés que: MC5, Ted Nugent, Elvis Costello, Devo, Velevet Underground etc..
Leni Sinclair s'est concentré principalement sur la scène de Detroit de 1968 à 1972 avec les Stooges, MC5, Brownsville station, Grand Funk Railroad etc...

Et ceci n'est peut être que la partie émergée de l'iceberg ?


13 août 1967

Les précurseurs:
Mamas & the Papas Ed Sullivan Show 1966. Le « Ed Sullivan Show « (USA) apparu en 1948 et « Oh Boy » 1958 pour la grande Bretagne furent sans doute avec « Ready, Steady, Go » les émissions pionnières pour le rock à la télévision.

En France nous aurons « Age Tendre et Tête de Bois ». Ce furent là des prémices assez prometteurs, mais aussi frustrant pour l'amateur de concert « live » sommeillant en tout bon collectionneur.


10 sept 1967

Les grands pourvoyeurs de musique live:
Si les Etats-Unis (pionniers en la matière) ont eu, de part la pléthore de chaines télévisuelles, de nombreux shows tv connotés rock. Il faut bien constater, que la plupart du temps les groupes ou artistes passaient en playback "lypsinched". Seul les Don Kirshner Rock Concert (et avant ABC in concert), et quelques Soundstage, sauvent la mise de l'amateur de concert rock!

La deuxième terre d'accueil, la Grande Bretagne, a été beaucoup plus généreuse avec ses Old Grey Whistle Test,Rock Goes To College et Sight & Sound in concert. L'Allemagne (à cause ou grâce à ? la présence de troupes US notamment sur son territoire) eu droit à ses mythiques Beat Club et surtout Rockpalast avec ses nuits entières de concerts live.


21 oct 1967


24 fev 1968


La France:
Même si la variété est le genre musicale favori de la tv française (à noter que le Jazz sera longtemps très bien représenté), il fut une époque où la Pop et le rock eurent droit de cités et même de façon très honorable pendant la première moitié des 70s.

« Age Tendre et Tête de Bois » en 1961 avec Albert Raisner est la première véritable émission destinée en priorité aux jeunes, mais elle est surtout consacrée aux "yéyé".


25 oct 1968

Après ce sera l'épisode "Music Hall de France"qui sera peut être la première émission à faire après une année quasi exclusivement sur la chanson française, dès 1966 une place conséquente à la scène Pop Anglo-saxone (Discorama à part avec les Kinks fait quand même pâle figure à côté ?).

Il faudra ensuite attendre « Bouton Rouge » de Pierre Lattès, « Forum Musique » puis « Tous en scène » pour revoir de la « pop » live à la télévision. Le magazine mensuelle « A l'affiche du monde » permet aussi de découvrir de nombreux artistes sur scène. A l'Affiche du Monde est un magazine de l'actualité musicale abordant tous les styles de musique.

L'émission est produite par Claude Fléouter (chanson française) & Christophe Izard (jazz). Tous deux sont des journalistes alors très attirés par l'environnement musical en plein effervescence de l'époque. Christophe Izard fera par la suite une carrière de producteur avec des émissions destinées en priorité à la jeunesse (l'île aux enfants, les visiteurs du mercredi, etc). Claude Fléouter, quant à lui, continuera principalement dans le domaine musical (produisant notamment de très bon documentaires).


25 janv 1969 - 1 mars 1969

Dans un premier temps le programme est annoncé comme une "émission de variété" (sic), avec un périodicité bi-mensuel, le deuxième samedi du mois. Et comme souvent pour les émissions "Pop" (car c'est sans aucun doute beaucoup plus un magazine de reportage sur la musique à travers le monde qu'un show de variété, et c'est ce qui lui vaut de figurer dans cette encyclopédie) la périodicité et le jour de programmation ne seront pas très longtemps respectés.

A partir d'avril 1970 ce sera le légendaire « Pop 2 » avec Patrice Blanc-Francard jusqu'à décembre 1973. En parallèle nous avons aussi droit à « Rockenstock » avec à nouveau Pierre Lattès, « Point Chaud » et « Stop Pop ».

C'est sans doute l'age d'or pour le Rock à la télévision française.

Présenté par Patrice Blanc Francard sous la houlette de Maurice Dumay (Europe 1) avec au fil des émissions diverses réalisateurs; Rémy Grumbach, Pierre Desfons (Tous en scène), Michel Hermant, Raoul Sangla (Forum Musiques) et le plus souvent Claude Ventura (Tous en scène).


23 nov 1969

Patrice Blanc Francard connaît bien le milieu "Pop", ancien chroniqueur de "Jazz Hot", collaborateur du "Pop Club" de Jose Artur sur la radio France Inter. Il continuera de collaborer à la revue phare de la scène Pop et Rock des années 70 Rock& Folk (en tant que chroniqueur).

Après "Bouton Rouge" c'est la deuxième émission essentiellement consacrée à la scène Pop. Pop 2 va rythmer d'abord la deuxième partie de soirée du jeudi de la seconde chaîne de l'ORTF, puis s'installer jusqu'à son terme le samedi en fin d'après midi toujours sur la Deux. En 1971, les diffusions de Pop 2 alterneront avec une excellente coproduction
Belgo-française "Stop Pop".


10 oct 1970

Pop 2 est avant tout un magazine sur la Pop. Ce qui signifie que l'on n'est plus du tout dans le show de variété avec des artistes qui font leur numéro.

La Pop est présentée comme une culture avec des artistes qui viennent expliquer leur musique avant de donner leur spectacle.

L'émission commence par une courte intro dans des lieux toujours différents mais toujours réalisée en extérieur, puis le traditionnel "Bonjour c'est Pop 2" de Patrice Blanc-Francard. Alternent ensuite interviews, chroniques de disques ou quelquefois d'une revue de la presse musicale.


14 nov 1970

Puis la fin de l'émission est consacrée à la diffusion de larges extraits de concerts. Les tournages auront d'abord lieu (1970-1971) le plus fréquement à la taverne de l'Olympia et puis le Bataclan deviendra le lieu de tournage favori à partir de 1972 jusqu'au terme de l'émission.

Quelques shows seront filmés en extérieur (Pink Floyd, Grateful Dead) ou occasionnellement à Bobino, au Gaumont Palace ou au Palais des Sports.


16 janv 1971

Bien qu'assez ouvert au niveau présentation (Blues, Folk, Hard rock) l'émission sera surtout le vecteur d'une musique alors en pleine expansion : le Rock Progressif. La scène Progressive de l'époque alors en pleine ascension, de Genesis à Pink Floyd en passant par Soft Machine, Van Der Graaf Generator etc.. sera présentée de façon récurrente dans l'émission. Ce qui fera de Pop 2 une des émissions référence en témoignage de l'age d'or du Rock Progressif.

Avec l'arrêt de « Pop 2 » l'attitude des dirigeants de chaînes va changer et la très nette préférence pour la variété va aller en s'accentuant.


12 fev 1972

L'éphémère et très prometteur Melody d'Arnaud Leys suivi par le « Juke Box » du regretté Freddy Hausser à partir de 1975 prendront le relais de façon plus qu'honorable.

A partir de 1978, Antoine de Caunes lance son « chorus » avec des concerts filmés en France pour la télévision. A la même époque on peut aussi voir « blue jean », « studio 3 », puis au début 80s "l'écho des bananes" de Vincent Lamy et "décibels" de Jean Lou Janeir.


8 mars 1972

En 1982 Pierre Lescure (co-créateur de Bouton Rouge) lance sur antenne 2 « Les Enfants du Rock » (1982 à 1988) avec le très bon "Houba Houba" et toujours Antoine De Caunes aux manettes. Les Enfants du Rock est une émission générique intégrant d'autres émissions (Houba Houba, Rapido, Rêve de Fer, Rockline, Sex Machine, Telecommando).

On retrouve Antoine de Caunes (Chorus), Philippe Manoeuvre, Bernard Lenoir, Patrice Blanc Francard (Pop 2). L'émission est un mélange de clips, interview, extraits de concerts et reprend parfois des émissions étrangères (Rockpalast).


3 juin 1972

Aujourd'hui:
Après l'épisode Europe 2 (future Virgin 17) avec la redif de quelques "chorus", seul « Tele Melody » exhume très épisodiquement des tréfonds des archives de l'INA une pépite intemporelle, par exemple le « Bouton Rouge » de Ten Years After!

La TV Allemande continue ses « Rockpalast », inlassablement, métronomiquement et rediffuse ses « Musikladen », plus récemment une nouvelle émission « Vinyl »replonge du côté des « Beat Club » pour faire revivre cette mythique émission sous le pseudo de « The lost concerts » un des derniers en date: MC5 au beat club en 1972. Du côté du japon en dehors de concerts « rockpalastien » vec par exemple Jeff Beck, Toto ou dernièrement Michael Schenker (2010), c'est une nouvelle? Chaîne « Music Air » qui créé la grosse surprise en balançant un « Beat Club » (décidément!) de Jeff Beck en 1972.

Et ce n'est semble-t'il, qu'un début ??


18 nov 1972

Quelles émissions sont recensées ?
J'essaie de recenser toutes les émissions à travers le monde ayant consacré tout ou partie de leur programme à la Pop ou au Rock estampillé 60s 70s (je déborde parfois sur les 80s). Que ce soit des talk-shows avec invités musicaux, des émissions type hit parade ou classement, des programmes axés variété avec quelques rares invités "Pop" (ce qui fut le cas en France pendant une bonne part des 60s avant l'avénement de Bouton Rouge).

Et puis aussi des magazines consacrés à la Pop ou au Rock, des émissions sur le Jazz (car souvent on effleure au minimum le blues et parfois le Rock) et ce qui est le but principal de mes recherches, les programmes présentant des prestations live de groupes ou artistes Pop-Rock (une grosse part des prestations tv des émissions variétés seront en playback).


5 mars 1974

Mon travail ne sera jamais exhaustif; pays d'Europe de l'est qui dès les 90s ont commencé à diffuser des shows live avec d'anciennes gloires des 70s, Amérique du sud (par exemple le Brésil avec Rock in Rio), Italie où malgrè de nombreux contacts je n'arrive pas à obtenir d'informations, Finlande où visiblement des choses existent (MC5 1972) et tous ceux où les informations ne sont que parcellaires; Danemark, Japon, Hollande etc..

Ce travail je l'ai commencé il y a plus de vingt ans, et parfois les choses se débloquent (Suisse en 2012, avant je n'avais aucune info) alors je compte sur l'aide (nom de programmes ne figurant pas, ajout d'artiste ou de groupe, modification, présentation ou intro sur un programme à partir de vos connaissances etc.. (toutes contribution est la bienvenue) de ceux qui visitent mon site et garde espoir.


Le sommaire pays par pays





La France:
Même si la variété est le genre musicale favori de la tv française (à noter que le Jazz sera longtemps très bien représenté), il fut une époque où la Pop et le rock eurent droit de citer et même de façon très honorable pendant la première moitié des 70s.
« Age Tendre et Tête de Bois » en 1961 avec Albert Raisner est la première véritable émission destinée en priorité aux jeunes, mais elle est surtout consacrée aux "yéyé". Son parcours de musicien lui donne une légitimité certaine pour préparer et présenter la "première émission de variété destiné à un public jeune".

D'abord proposé le samedi en toute fin d'après midi, le show sera ensuite diffusé le mercredi en première partie de soirée. Le tournage a lieu au Golf Drouot, au Moulin de la Galette ou à la Cité Universitaire. Albert Raisner présente ses invités souvent assis parmi un public de jeunes. Ce sera pendant quelques années le rendez-vous incontournable des "yéyé" (adaptateur insatiable de tubes Anglo-saxon). Les performances seront souvent en playback pour ces derniers (Gilbert Becaud se produira lui en live).


1 mars 1975

Les émissions de variétés ou accueillant des artistes de variétés et de "Pop" vont devenir plus nombreuses (Dim Dam Dom, Tilt, Palmares des Chansons etc..). Et dès 1967, une partie conséquente du public jeune va se tourner vers des émissions comme "Bouton Rouge". Albert Raisner présentera bien quelques grands nom de la "Pop" (Gene Vincent, Beach Boys, Move, Rolling Stones). Mais Age Tendre et Tête de Bois (devenu entre temps en 1966 "Tête de Bois et Tendre Années") s'éteindra en 1968. Albert Raisner produira par la suite une émission beaucoup plus axée "Pop" et "Rock" accueilli au sein de "Samedie et Cie" toujours sur la première chaîne de l'ORTF, ce sera "Point Chaud".

Il faut ensuite attendre « Bouton Rouge » de Pierre Lattès, « Forum Musique » puis « Tous en scène » pour voir de la « pop » live à la télévision. Le magazine mensuelle « A l'affiche du monde » permet aussi de découvrir de nombreux artistes sur scène.
Bouton Rouge est une émission coproduite par Alain de Sedouy, Andre Harris et Jean-Paul Thomas et présenté par Pierre Lattès. Elle est considérée (à juste titre?) comme le premier véritable programme "Pop" de la télévision.

En effet contrairement aux autres émissions destinées aux jeunes en vogue à l'époque, la "Pop" (ou le Rock comme on l'appellera bientôt) y est majoritaire. Les "yéyé", très en vogue dans d'autres émissions axées variété (déjà omniprésent à l'époque), y sont peu (Eddy Mitchell, Johnny Halliday) voir pas représentés (Johnny Hallyday y passera quand même régulièrement et nous aurons aussi droit à Michel Sardou).

Au début, l'émission est insérée dans "16 millions de jeunes". Diffusée dans un premier temps le dimanche, "Bouton Rouge" sera ensuite diffusée le samedi (toujours sur la 2ème chaine) en fin d'après-midi (18h15 ou 18h30). Contrairement à beaucoup de programmes de l'époque, les prestations sont "live" avec des invités souvent sur le plateau : Cream, Ten Years After, Pink Floyd, Procol Harum parmi d'autres.



Le présentateur Pierre Lattès s'occupe parallèlement d'émission "Pop" à la radio et connait (et semble beaucoup apprécier) la musique qu'il présente (une anecdote rapportée sur le blog "cinemusiques" parle de son refus catégorique de diffuser Mireille Mathieu et de sa démission du programme qu'il animait à l'époque sur "Europe 1". Il est également présent dans la presse rock (Rock & Folk). On peut le voir régulièrement se déhancher devant son pupitre pendant les prestations live de ses invités.

L'émission passe rapidement de 30 à 45 minutes suite à son succès public. Les reportages extérieurs (document ou extrait de concert filmé pour l'émission) seront de plus en plus présents et lors des dernières diffusions le programme accueillera une dramatique (sous forme de feuilleton) en trois parties, "le temps de la timidité", diminuant d'autant la place laissée à la musique. Pierre Lattès reviendra quelques années plus tard (1972) pour une excellente (la meilleure?) émission consacrée au Rock : Rockenstock

A partir d'avril 1970, ce sera le légendaire « Pop 2 » avec Patrice Blanc-Francard jusqu'à décembre 1973. En parallèle nous avons aussi droit à « Rockenstock » avec à nouveau Pierre Lattès, « Point Chaud » et « Stop Pop ». C'est sans doute l'age d'or pour le rock à la télévision française. Avec l'arrêt de « Pop 2 » l'attitude des dirigeants de chaînes va changer et la très nette préférence pour la variété va aller en s'accentuant.

1972, c'est donc le retour de Pierre Lattès aux manettes d'une émission rock (après le précurseur et très bon "Bouton Rouge") : Rockenstock. Entre-temps il apparait aux côtés de Michel Pollac dans l'émission littéraire "Post Scriptum". Il a aussi produit le LP de GONG "camembert électrique". L'émission est diffusée sur la première chaîne de l'ORTF en fin de soirée le samedi,comme souvent pour les programmes "pop" le budget est étriqué.

La périodicité est "quasi mensuelle". Ca n'empêche pas Pierre Lattès de proposer un show de haute volée, pas de playback, pas de blabla inutile, du live avec des groupes intéressants souvent axées "progressif". Ceux-ci se produisent fréquemment directement sur le plateau de l'émission (comme du temps de "Bouton Rouge"). Le show disparaîtra avant le printemps 1974. Avec le recul (et au vu de la qualité des participants) Rockenstock fait partie des tous meilleurs programmes consacrés à la musique "Pop".


18 sept 1975

L'éphémère et très prometteur Melody d'Arnaud Leys suivit par le « Juke Box » du regretté Freddy Hausser à partir de 1975 prendront le relais de façon plus qu'honorable. Il faudra donc attendre plus d'un an (si on excepte le "Point Chaud" d'Albert Raisner) après l'arrêt de "Pop Deux" fin 1973, pour retrouver une émission conséquente et durable (1975-1977) consacrée au Rock à la tv française.

Et c'est Freddy Hausser (1936-2008) ex-grand reporter qui s'y colle. Après avoir couvert pour l'ORTF des conflits aux quatre coins du monde (Vietnam, Irlande du Nord, Palestine, Mozambique etc..), c'est au retour d'un reportage en Afrique du Sud qu'il prend sa décision après un passage par Londres où il assiste à un concert de Crosby Stills Nash & Young. Il explique à sa hiérarchie que filmer du sang et des armes il ne peut plus et au vu des propositions soporifiques qui lui sont alors faites (Chef du planning, filmer les ministres à l'assemblée nationale ou..quitter la tv!), il propose de faire "Juke Box".

L'émission sera intégrée (dans un 1er temps) dans "Un Jour Futur" (fer de lance de la contre-culture) de Michel Lancelot. A cette époque Freddy Hausser a déjà quelques films qu'il avait tournés et pas encore proposés (BB King, Johnny Winter, Alice Cooper, Lou Reed..) et une culture musicale très conséquente. Comme d'habitude, à la tv française, le budget alloué à une émission rock est étriqué (tout pour la variété française comme d'habitude).


12 fev 1976

Pendant les trois années que durera le programme ce sera continuellement la galère pour trouver de quoi boucler le budget (symbolique) de chaque émission (pour un séjour à New York ce sont les Stones qui payent le billet d'avion de Freddy!!!!). Et autant l'accueil des groupes est très positif (ceux-ci reconnaissant en Freddy Hausser un passionné très compétent!), autant avec l'équipe de tournage c'est perpétuellement lourd a gérer (des gens pas motivés, qui au mieux n'aiment pas le rock, au pire n'en ont rien à faire) et fréquemment le résultat est si mauvais que Freddy préfère jeter les bandes (son catastrophique).

Les Stones filmés aux abattoirs seront l'exception qui confirme la règle (Freddy Hausser avait demandé pour ce tournage uniquement des volontaires, ce qui explique l'excellent résultat!). Malgré cela, grâce à Freddy Hausser, le public français pourra découvrir une grande partie de la scène rock internationale de l'époque. L'émission sera composée de reportage (live, interview) filmé pour l'émission et aussi de documents provenant de tv étrangères (Don Kirshner Rock Concert entre autres).

Une fois seulement (il ne souhaitait pas uniquement présenter des films, mais se tourner vers des reportages plus complet) Freddy Hausser réalisera une émission type de ce qu'il aurait plus souvent voulu faire ce sera "les cow boys du rock" reportage réalisé aux USA et présentant la scène "southern rock" de l'époque.



A partir de 1978, Antoine de Caunes lance son « Chorus » sorte de « Rockpalast » version courte avec des concerts filmés en France pour la télévision. A la même époque on peut aussi voir « Blue Jean », « Studio 3 », puis au début 80s "l'Echo des Bananes" de Vincent Lamy, suivra "Décibels" de Jean Lou Janeir.
L'émission Chorus est née à la rentrée 1978 (1er diffusion 24 septembre 1978) le show ne passa pas l'été 1981 (dernière diffusion 20 juin 1981). L'émission est enregistrée à "l'Empire" (salle propriété de la Société Française de Production dit SFP) dans un premier temps, puis la salle étant également devenue le lieu de tournage du (célèbre?) "Collaro Show"(émission de divertissement grand public à l'érotisme assez désuet aujourd'hui) avec ses "coco girls" qui attirèrent le "prude" grand public de l'époque venant se rincer l'oeil en tout honneur et en bon père de famille.

Le lieu d'enregistrement des concerts changea donc et devint (par la force des choses) le "Pavillon Baltard"et surtout le "Palace". Certains groupes furent aussi filmés sur leur lieu de concert (Palais des Sports, Hippodrome de Pantin et d'autres lieux de tournage ponctuel). Quelques rares fois les émissions furent filmées à l'étranger (Garland Jeffreys filmé à New York par exemple). A l'origine le projet d'Antoine de Caunes (avec Claude Ventura réalisateur de "Pop 2") était plutôt une émission bimensuelle voir mensuelle de 2 à 3 heures (diantre!) avec pour fil conducteur la musique (entendre le rock et ses déclinaisons) avec des groupes filmés: en répétition, en concert, en interview. Et aussi des rubriques sur le cinéma, littérature, théatre et aussi bd (le rock restant l'axiome).

La réponse positive du staff d'Antenne 2 leur parvint sous cette forme (en résumé)" ok on vous file la case laissée vacante par Blue Jean" (cqfd le budget qui va avec aussi). Donc faire une émission avec tournages extérieurs sur les lieux de concerts avec le budget d'une émission qui était à 90% en playback et durait une petite heure!!? Antoine de Caunes (à l'époque 100% rock) refusa catégoriquement de faire une émission "rock" avec des séquences playback.

L'émission eu donc lieu à l'Empire (prix d'entrée 15, puis 20 francs pour amortir les frais de la SFP). Les concerts sont filmés (intégralement très vraisemblablement? donc il doit y avoir des concerts complets, bien au chaud chez Mr de Caunes?, seul le concert de Frank Zappa ayant fuité: chorus 35 minutes, concert fuité 2heures et 20 minutes!!!) puis montés en 2 séquences (une par concert) pour l'émission.Présenté au début par l'ex "Au Bonheur des Dames" Shitty Télaouine", puis par Patrice Blanc Francart (Pop 2), c'est finalement Antoine de Caunes qui s'y colle avec son compère Jacky (futur Dorothée).

Les groupes sont sélectionnées par les membres de l'émission, suivant leurs gouts et les contraintes budgétaires (on profite souvent d'une tournée et d'un passage par la France pour filmé le groupe). L'émission sera essentiellement axé rock et new wave (quasi pas de rock Progressif à part Hackett, Gabriel, Hammill et aussi Magma et Zappa et encore moins de Hard Rock, Ted Nugent faisant quasi exception à la règle!) et collera à l'actualité musicale de l'époque Ska avec Madness, Punk avec Ramones et Stranglers. Le ton est volontairement "humoristique" en rupture avec les émissions précédentes "Pop 2", "Juke Box" et "Bouton Rouge"qui présentaient la chose de façon plus sérieuse (notamment Pop 2).



En 1982 Pierre Lescure (co-créateur de Bouton Rouge) lance sur antenne 2 « les enfants du rock » (1982 à 1988) avec le très bon "Houba Houba" (avec Antoine De Caunes aux manettes). Sur TF1 nous avons « les tympans fêlés » avec Jeff dans les mid 80s consacré essentiellement aux hard rock. De 1991 à 1995 nous aurons « culture rock » sur M6 avec ses nombreux (mais trop courts) extraits de concerts.


23 sept 1982

C'est à partir de 1991, avec le développement de la tv par satellite que renaitra l'espoir. Canal Jimmy (groupe canalsat) rediffusera, après un démarrage avec le concert de Led Zeppelin au danemark en 1969, rien que ça!!, des émissions mythiques: Don Kirshner Rock Concert, Sight & Sound in concert (master of rock), Doing Their Thing, Pop 2.

Nous aurons aussi droit sur une autre chaine du groupe (Nostalgie?) à des redifs des « Midnight Special ». Ce fut là, malheureusement, les dernières (il y eu bien Supervision future Mezzo, avec quelques concerts rock filmés « Fleetwood Mac », « Wishbone Ash » digne du Rockpalast. Et rediffusé en boucle la nuit sur M6) émissions sur le rock 60s 70s.

Aujourd'hui :
Après l'épisode Europe 2 (future Virgin 17) avec la redif de quelques "chorus", seul « Tele Melody » exhume très épisodiquement des tréfonds des archives de l'INA une pépite intemporelle, par exemple le « Bouton Rouge » de Ten Years After!


La page sur les émissions françaises




Au passage, en regardant d'un peu plus près ces programmes TV, on peut trouver des petites perles qui en feraient dresser les cheveux sur la tête à plus d'un. Et Yazid en tête Laughing



Filou
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